Trendsfashionandpoetry

Pourquoi ?

In Uncategorized on July 18, 2019 at 9:19 am

On cherche tous notre moteur, alors j’ai recherché pourquoi le foot avait été aussi important dans la construction de mon identité, pourquoi il m’avait fait vibrer intérieurement, sans pour autant prendre le pas sur tout le reste.

 

Pourquoi ?

Pourquoi moi ?

Pourquoi ça ?

 

Quand j’y repense, je ne sais pas vraiment quand j’ai commencé à jouer au foot.

Je me souviens des parties endiablées dans la cour de récré

Je me souviens des virées le mercredi au city stade ou encore à la plaine (je ne sais pas si ça s’appelle comme ça d’ailleurs)

Des colos, et pourtant je n’y jouais pas tant

D’avoir joué à Hec pendant les oraux

Des classes vertes et de ces mecs qui étaient tous amoureux de moi après

Des samedis passés à Montigny

Des foots sur la plage avec mon père

Des matchs énormes faits à Beaufort avec les cousins

Des cours de sport où on ne pouvait pas jouer avec les garçons

Des foots à Carrières où on y allait en vélo

On courait, on courait partout

Je crois que je me souviens de chaque terrain que j’ai foulé, du but que j’ai marqué de la tête, des buts que j’ai marqués le jour où Baptiste est venu me chercher

Des soirées passées à essayer de jongler

Sans pour autant vraiment y arriver

Des dimanches passés à essayer de passer la balle sur mon dos

De ce gymnase Ostermeyer où en bas il y avait le foot et en haut il y avait la danse

Des moments difficiles aussi

De la coupe du monde 1998 à Paris

De l’euro 2002 à Beaufort

Du maillot de Ronhaldihno

De Jenifer et ses chaussettes dans ses tongs

De ce stage de détection pour la FFF

Des entraînements aux pieds de la tour Eiffel et de ces crampons verts qui m’avaient valu de multiples compliments

De la coupe de France des grandes écoles et de Patxi

Des troisièmes mi-temps

Du PFF toujours dans nos cœurs

Du surpassement, du stress, de la terreur parfois de ne pas y arriver

De mon père qui au début m’avait dit « tu resteras sûrement souvent sur le banc »

En fait y a trop de moments

 

Pourquoi j’ai commencé à jouer au foot ?

Pour impressionner … les garçons

Parce qu’il n’y avait pas de raison que ce soit réservé aux garçons

Pour partager … quelque chose avec mon père

Parce que ça a toujours été dans la famille

Parce que mon grand-père emmenait mon père qui rêvait d’emmener son fils, sauf que son fils ne faisait pas de sport

Parce que ça a fait vibrer toute une génération

La génération 98

Les yeux dans les bleus

Les jeunes qui ont entre 30 et 35 ans aujourd’hui, ont vibré et se sont construits avec les Yeux dans les Bleus

Parce que je manquais de confiance en moi

Et que sur un terrain il n’y avait pas de frontières

On évoluait ensemble

Parce qu’on avait le droit à l’erreur, car on ne jouait pas nos vies, mais qu’il fallait montrer qu’on se battait et c’était ça le plus important

Parce que j’avais le sentiment d’exister

Je dansais un peu sur le terrain de foot, parfois j’avais l’impression de courir comme une danseuse sur le terrain.

 

Aujourd’hui, avec deux associées, nous avons créé ALKÉ, la marque de Foot made in Europe, pour les femmes qui aiment la Mode, qui milite pour le droit de jouer pour toutes #womensrighttoplay.

www.alkesoccer.com

Cette passion, cette vibration, qui a fait de moi la femme que je suis aujourd’hui, je souhaite désormais la communiquer à toutes.

Claire.

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“Si Chanel a donné la liberté aux femmes, tu leur as donné le pouvoir”

In Uncategorized on November 5, 2017 at 9:16 pm

Extrait des Lettres à Yves, merveilleux recueil de lettres écrites par Pierre Bergé à la mort d’Yves Saint Laurent :

“Tu as poursuivi son œuvre mais tu es allé plus loin. Je me suis souvent demandé si tu savais que ton plus grand mérite était d’avoir quitté le territoire esthétique pour le territoire social. Si Chanel a donné, comme on dit, la liberté aux femmes, tu leur as donné le pouvoir. Tu avais bien compris que le pouvoir était détenu par les hommes et qu’en faisant passer leurs vêtements sur les épaules des femmes, tu leur donnais, à elles, le pouvoir. C’est ce que tu as fait : le smoking, la saharienne, le tailleur pantalon, le caban, le trench-coat en témoignent.”

Everyone needs a sister like you …

In Lifestyle, Poésie on August 13, 2017 at 3:53 pm

Il y a quelques semaines, ma soeur se mariait. Pour l’occasion, elle m’a demandé d’écrire un discours, que je partage aujourd’hui avec vous sur ce blog, car je pense qu’on a tous une grande soeur chérie que vous retrouverez ici …

Ma chère Mathilde,

Je dois faire ton discours et ce n’est pas facile … ce n’est pas l’inspiration qui manque mais je dois avouer que c’est dur de tout recomposer …

Tout le monde sait que l’on n’est pas une grande famille de communiquants, alors après 13 ans, je pensais pouvoir y échapper subrepticement 🙂

Se replonger dans le passé est parfois un exercice difficile chacun va, vit, devient, au gré de ses chemins, mais ce qui reste immuable c’est la relation qui nous lie, Mathilde, ma sœur, ma confidente, la branche de l’arbre à laquelle on peut toujours se raccrocher.

Une grande sœur, c’est fou, surtout quand elle est comme toi. En fait ce qui est fou, c’est que malgré la distance, on reste si proches, je sais que je pourrais toujours compter sur toi, même si on ne se voit pas pendant des mois. Je pourrais t’appeler à pas d’heures et tu me répondrais, comme quand j’étais en prépa, ou alors comme quand on était petites et que je venais dormir avec toi pour te raconter ce qui n’allait pas.

Depuis qu’on est petites, tu as toujours eu cette générosité de cœur, que tu partages aujourd’hui avec Guillaume. Je me souviens que tu n’aimais pas me voir pleurer, tu trouvais toujours un moyen pour me consoler. Je me souviens d’un été où nous étions à Beaufort, on a joué à quelque chose qui devait ressembler à la pêche à la ligne et on gagnait des petits cadeaux. Ce jour là, j’ai pleuré, j’étais déçue de mon cadeau, tu m’as offert le tien. J’ai cessé de pleurer, j’avais la plus grande chance de t’avoir à mes côtés. Malgré cela, on se chamaillait beaucoup aussi, mais c’était parce qu’on s’aimait 😀 je me souviens du jour où Marc, le surveillant du collège nous a dit, aujourd’hui vous vous tapez dessus, mais dans quelques années, vous verrez ça sera génial, vous vous réconcilierez. Il avait vu juste …

Mathilde c’est aussi un peu la meilleure copine, je me souviens des longues conversations que tu passais au téléphone le soir avec tes copines. Populaire dans la cour de récré, hyper sociable, tu étais toujours à garder le contact avec tous, les cousins, la famille, les amis. A l’école, les professeurs se souvenaient de toi, de ta bonne humeur et de tes résultats, j’ai toujours été fière de marcher dans tes pas.

C’est marrant car quand je pense à quand on était petites, et surtout ado, tu avais toujours aussi ce petit côté rebelle en toi, la prof d’espagnol doit encore se souvenir de toi. Petite, on se souvient de la célèbre réplique « Mais moi j’ai pas envie de marcher », quand papa nous proposait pour la énième fois d’aller nous promener… alors maman te disait ben cours, et tu courais, intrépide et pleine d’ambition…

Créative dès le plus jeune âge, maman m’a raconté qu’une fois on avait gribouillé sur les murs, elle nous avait enguirlandé et tu lui avais rétorqué : “Non, Claire a gribouillé, moi j’ai écrit” … tout l’art de la nuance. Ta créativité a ensuite pris différentes formes, tu es devenue une grande musicienne, une grande danseuse maniant l’art contemporain comme personne, … j’admirais te voir danser. J’ai essayé de t’imiter, mais je dois avouer que je n’ai jamais eu ta patience et ta persévérance !

A 17 ans, tu as rencontré ton prince charmant, … et aujourd’hui, accomplie dans ta vie de femme, tu es un modèle pour nous tous, car mine de rien, tu as su resserrer les liens, alors peut-être que tes enfants n’y sont pas pour rien, mais ton sens de la famille nous porte tous loin …. et c’est d’ailleurs grâce à toi que nous sommes aujourd’hui tous réunis (et un peu aussi grâce à Guillaume ;)).

Tu es celle qui en fin de compte, nous ramène dans le droit chemin, et ça nous fait du bien.