Clairona

Archive for the ‘Poésie’ Category

Everyone needs a sister like you …

In Lifestyle, Poésie on August 13, 2017 at 3:53 pm

Il y a quelques semaines, ma soeur se mariait. Pour l’occasion, elle m’a demandé d’écrire un discours, que je partage aujourd’hui avec vous sur ce blog, car je pense qu’on a tous une grande soeur chérie que vous retrouverez ici …

Ma chère Mathilde,

Je dois faire ton discours et ce n’est pas facile … ce n’est pas l’inspiration qui manque mais je dois avouer que c’est dur de tout recomposer …

Tout le monde sait que l’on n’est pas une grande famille de communiquants, alors après 13 ans, je pensais pouvoir y échapper subrepticement 🙂

Se replonger dans le passé est parfois un exercice difficile chacun va, vit, devient, au gré de ses chemins, mais ce qui reste immuable c’est la relation qui nous lie, Mathilde, ma sœur, ma confidente, la branche de l’arbre à laquelle on peut toujours se raccrocher.

Une grande sœur, c’est fou, surtout quand elle est comme toi. En fait ce qui est fou, c’est que malgré la distance, on reste si proches, je sais que je pourrais toujours compter sur toi, même si on ne se voit pas pendant des mois. Je pourrais t’appeler à pas d’heures et tu me répondrais, comme quand j’étais en prépa, ou alors comme quand on était petites et que je venais dormir avec toi pour te raconter ce qui n’allait pas.

Depuis qu’on est petites, tu as toujours eu cette générosité de cœur, que tu partages aujourd’hui avec Guillaume. Je me souviens que tu n’aimais pas me voir pleurer, tu trouvais toujours un moyen pour me consoler. Je me souviens d’un été où nous étions à Beaufort, on a joué à quelque chose qui devait ressembler à la pêche à la ligne et on gagnait des petits cadeaux. Ce jour là, j’ai pleuré, j’étais déçue de mon cadeau, tu m’as offert le tien. J’ai cessé de pleurer, j’avais la plus grande chance de t’avoir à mes côtés. Malgré cela, on se chamaillait beaucoup aussi, mais c’était parce qu’on s’aimait 😀 je me souviens du jour où Marc, le surveillant du collège nous a dit, aujourd’hui vous vous tapez dessus, mais dans quelques années, vous verrez ça sera génial, vous vous réconcilierez. Il avait vu juste …

Mathilde c’est aussi un peu la meilleure copine, je me souviens des longues conversations que tu passais au téléphone le soir avec tes copines. Populaire dans la cour de récré, hyper sociable, tu étais toujours à garder le contact avec tous, les cousins, la famille, les amis. A l’école, les professeurs se souvenaient de toi, de ta bonne humeur et de tes résultats, j’ai toujours été fière de marcher dans tes pas.

C’est marrant car quand je pense à quand on était petites, et surtout ado, tu avais toujours aussi ce petit côté rebelle en toi, la prof d’espagnol doit encore se souvenir de toi. Petite, on se souvient de la célèbre réplique « Mais moi j’ai pas envie de marcher », quand papa nous proposait pour la énième fois d’aller nous promener… alors maman te disait ben cours, et tu courais, intrépide et pleine d’ambition. 🙂

Créative dès le plus jeune âge, maman m’a raconté qu’une fois on avait gribouillé sur les murs, elle nous avait enguirlandé et tu lui avais rétorqué : “Non, Claire a gribouillé, moi j’ai écrit” 😉 … tout l’art de la nuance. Ta créativité a ensuite pris différentes formes, tu es devenue une grande musicienne, une grande danseuse maniant l’art contemporain comme personne, … j’admirais te voir danser. J’ai essayé de t’imiter, mais je dois avouer que je n’ai jamais eu ta patience et ta persévérance !

A 17 ans, tu as rencontré ton prince charmant, … et aujourd’hui, parfaitement accomplie dans ta vie de femme, tu es un modèle pour nous tous. Mine de rien, tu as su resserrer les liens, alors peut-être que tes enfant n’y sont pas pour rien, mais ton sens de la famille nous porte tous loin …. et c’est d’ailleurs grâce à toi que nous sommes aujourd’hui tous réunis (et un peu aussi grâce à Guillaume ;)).

Tu es celle qui en fin de compte, nous ramène dans le droit chemin, et ça nous fait du bien.

Back in the fifties

In Poésie on January 5, 2011 at 2:25 pm

Paroles de la chanson Que Sera, Sera (Whatever Will Be, Will Be) de Doris Day,

Dans l’homme qui en savait trop d’Alfred Hitchcock

L'Homme qui en savait trop sur CineMovies.fr
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” When I was just a little girl
I asked my mother
What will I be
Will I be pretty
Will I be rich
Here’s what she said to me

Que sera, sera
Whatever will be, will be
The future’s not ours to see
Que sera, sera
What will be, will be

When I grew up and fell in love
I asked my sweetheart
What lies ahead
Will we have rainbows
Day after day
Here’s what my sweetheart said

Que sera, sera
Whatever will be, will be
The future’s not ours to see
Que sera, sera
What will be, will be

Now I have Children of my own
They ask their mother
What will I be
Will I be handsome
Will I be rich
I tell them tenderly

Que sera, sera
Whatever will be, will be
The future’s not ours to see
Que sera, sera
What will be, will be
Que Sera, Sera “

Inspiration lointaine

In Mode, Poésie on December 27, 2010 at 10:30 pm

Maroc terre d’inspiration pour Yves Saint Laurent

YSL : «J’aime l’or, une couleur magique, pour le reflet d’une femme, c’est la couleur du soleil. J’aime le rouge, agressif et sauvage. Les couleurs fauves du désert»

YSL (1983) : «Lorsque je découvris le Maroc, je compris que mon propre chromatisme était celui des zelliges, des zouacs, des djellabas et des caftans. Les audaces qui sont depuis les miennes, je les dois à ce pays, à la violence des accords, à l’insolence des mélanges, à l’ardeur des inventions. Cette culture est devenue la mienne, mais je ne me suis pas contenté de l’importer, je l’ai annexée, transformée, adaptée».

Pierre Bergé : «Yves Saint Laurent revendique haut et fort l’influence du Maroc sur sa création. La richesse vestimentaire de ce pays ne lui a pas échappé. Il a su s’approprier les lignes de la jellaba pour créer de somptueuses robes fluides, s’inspirer du jabador, du burnous et du tarbouch masculins pour construire des silhouettes bien à lui, transformer le burnous en une cape rose, concevoir un caftan dans la totalité immaculée du haïk. Ce créateur a dérobé au Maroc ses costumes ancestraux pour en tirer la quintessence, au ciel de Marrakech ses couleurs et sa lumière pour en exalter l’harmonie».

Poésie d’hiver

In Poésie on December 26, 2010 at 11:17 pm
Théophile Gautier – Emaux et Camées

Fantaisies d’hiver (Extraits)

I

Le nez rouge, la face blême,
Sur un pupitre de glaçons,
L’Hiver exécute son thème
Dans le quatuor des saisons.

(…)

III

Les femmes passent sous les arbres
En martre, hermine et menu-vair ;
Et les déesses, frileux marbres,
Ont pris aussi l’habit d’hiver :

La Vénus Anadyomène
Est en pelisse à capuchon ;
Flore, que la brise malmène,
Plonge ses mains dans son manchon ;

Et pour la saison, les bergères
De Coysevox et de Coustou,
Trouvant leurs écharpes légères,
Ont des boas autour du cou.

IV

Sur la mode parisienne
Le Nord pose ses manteaux lourds,
Comme sur une Athénienne
Un Scythe étendrait sa peau d’ours.

Partout se mélange aux parures
Dont Palmyre habille l’Hiver,
Le faste russe des fourrures
Que parfume le vétiver.

(…)